Agora.Québec

05 juillet 2014

CPE ou Centre Peu Efficace?

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Dans le contexte budgétaire difficile actuel, un point n'a pas été mis sous la loupe encore, soit les Centre de la Petite Enfance. Or, ces centres doivent faire partie de la révision des services publics et ce pour deux raisons: leur efficacité et leur coût.

Leur efficacité

Voici quelques exemples de situations aberrantes vécues par des parents relatifs aux CPEs. Une dame ayant un enfant de deux ans au CPE donne naissance à un second enfant. Ayant de bonnes conditions à son travail, elle peut prendre un long congé de maternité. Et bien, elle doit laisser son premier enfant au CPE alors qu'elle s'occupe du deuxième à la maison sous peine de perdre sa place! Pendant le congé de paternité du père, papa et maman étaient à la maison avec le dernier alors que le premier était au CPE. Quel gaspillage de fonds publics.

Une clientèle est particulièrement mal desservie par les CPEs: les mères monoparentales travaillant dans la restauration et le commerce au détail. Ces femmes, dans un contexte économique précaire, sont totalement laissées pour compte par le système actuel. Leurs horaires atypiques, soir et fin de semaine, les excluent des services de CPE. Comment a t'on pu créer un système aussi coûteux collectivement mais qui laisse pour compte les femmes les plus démunies?

Il y a aussi lieu de s'interroger sur la politique qui consiste à accorder des places en CPE aux enfants des mères aptes au travail retirant de l'aide social. Faut-il rappeler qu'il y a des mères au travail qui doivent faire preuve d'ingéniosité incroyable en attendant d'avoir une place pour leurs enfants au même moment?

Leur coût

Les utilisateurs, trop contents de ne payer que 7$, ont tendance à oublier le portrait d'ensemble. En effet, le gouvernement ajoute un 40$ par jour par enfant. C'est donc 900$ par mois qu'il en coûte à l'utilisateur, soit 140$ qu'il donne directement, et la balance via ses impôts. Pas sûr que les parents, avec les vrais chiffres en main et une liberté de choix, opteraient pour une solution aussi dispendieuse.

Des manières de faire moins coûteuses et plus efficaces existent. On n'a qu'à penser aux garderies privées qui sont moins dispendieuses et disposent d'horaires plus flexibles. On peut aussi penser à plutôt donner un montant aux parents, qu'ils utiliseraient à leur guise, pour des services de garde qu'ils choisiraient eux-mêmes, comme proposée par la défunte ADQ.

Ne manque qu'un gouvernement ayant à cœur le bien de tous, pas seulement de quelques uns. 

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20 avril 2014

Vers une alliance des nationalistes ?

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Les libéraux bien en place pour les 4 prochaines années, les acteurs politiques vont dorénavant avancer leurs pièces un peu moins rapidement. Mais un scénario semble se dessiner à l'horizon. J'avais déjà eu un aperçu de cette possibilté il y a 3 semaines, lorsque Gilles Proulx a rapporté une discussion qu'il a eu avec Bernard Landry AVANT la défaite du PQ. Ce dernier dit en gros qu'il rejoint les idées de Legault hormis la souveraineté ! On peut écouter l'extrait ici.

Puis l'ancien ministre Jacques Brassard sur les ondes de Maurais Live, confirme cette possibilité. Il évoque lui aussi ce scénario. Selon lui le PQ doit s'allier avec la CAQ. On peut écouter l'extrait ici.

Du côté de la CAQ, l'ouverture est également présente. On n'a qu'à penser à l'invitation qu'a lancé Legault à Drainville, Péladeau et Lisée suite à la dégelée du PQ. Il dit vouloir fédérer le vote nationaliste ! Ajoutons à cela la démotion que vient de subir Gérard Deltell,un fédéraliste notoire, qui se retrouve sur la deuxième ligne aux propres dires de Legault !

Le scénario le plus probable

On peut donc raisonnablement s'attendre  de voir PKP remporter la course à la chefferie de ce qui reste du PQ. Il ne serait même pas étonnant qu'il le fasse en se présentant comme un soldat dur de l'indépendance question de solidifer autour de lui le noyau dur du parti.

Puis, dans un deuxième temps, le scénario d'un mandat au pouvoir d'une coalition de nationalistes, sera vu comme un passage obligé avant de réver au pays. Comme personne  ne pourra douter de la foi souverainiste de Péladeau, il sera capable de vendre cette idée aux militants péquistes.

On aura donc en 2018, une autre élection sous l'axe fédéraliste/nationaliste, puisque la CAQ et le PLQ sont tous deux au centre-gauche. Les programmes des deux partis sont pratiquement interchangeables pour l'instant: Fermeture à la mixité en santé, chacun une version du Projet St-Laurent, l'interventionnisme étatique comme locomotive économique.

Le plus gros argument de vente de cette coalition sera que sans elle le PLQ sera au pouvoir pour 40 ans. Remarquez que, concrètement, cette coalition ne ferait que gérer le Québec comme le PLQ, tout en se confrontant plus avec Ottawa...

 

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15 mars 2014

La supernova péquiste....

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Voici les projections de Too Close To Call faites avec les résultats du sondage Léger de ce matin. Nous nous retrouverions avec un gouvernement péquiste minoritaire. Mais si on analyse un peu ce sondage, on se rend compte que les organisateurs péquistes doivent êttre très nerveux ce matin.

Pour plusieura raisons:

1. Le Parti Québécois a plafonné et ne pourra pas monter plus haut ayant fait son plein d'électeurs nationalistes.La semaine qui se termine avec ses candidatures vedette ne reviendra pas.Il pourrait même perdre du terrain au profit de Québec Solidaire vu sa ''Québécorisation''.

2. La polarisation du vote sous l'axe souverainiste-fédéraliste, phénomène créé par son candidat vedette PKP et ses déclarations, ne s'estompera pas, les québécois ayant vu la cage à homard. Or, avec un appui au oui de 41 %, qui se partage entre PQ, ON et QS, il devient mathématiquement impossible pour le PQ de gagner sur ce terrain.

3.La débanbade de la CAQ profite au PLQ. Dans le sondage de ce matin on constate que le 2ième choix de vote des Caquistes est le PLQ pour 47 % d'entre eux alors que seulement 19 % d'entre eux iraient au PQ.

4. Les tendances favorisent les PLQ. Avant de s'inverser, la montée - ou la descente- d'un parti doit tout d'abord s'arréter ce qui est en soi déjà un défi. Or les tendances actuelles sont les suivantes: montée du PLQ, montée de QS et descente de la CAQ. Rien pour faire rigoler un organisateur péquiste.

Dans les projections de ce matin on constate que Philippe Couiilard serait élu dans Roberval, ce qui lui permet maintenant de siilloner la province sans inquiétude. François Legault va probablement devoir faire ses boites dans L'Assomption, lui qui avat gagné par 1000 voix lors de la dernière campagne.

Ma prédiction

Les chiffres de ce matin mettent la table pour un gouvernement libéral majoritaire.

Équipe Adrien Pouliot - Parti conservateur du Québec dans tout ça ? Si la montée probable des libéraux se concrétisent,le ''anybody but Pauline'' s'estompera et elle deviendra le vote de contestation aux vieux partis, rôle qu'a abandonné la CAQ le jour oû elle a mis aux ordures le programme de l'ADQ. Ce qui est une très bonne nouvelle pour Adrien Pouliot qui a déjà fait un bon travail en recrutant plus de 60 candidats.

Pour terminer, je vous laisse avec la définition d'une supernova, qui illustre bien selon moi la parcours du PQ des derniers mois et son inévitable destin.

''Une supernova est l'ensemble des phénomènes conséquents à l'explosion d'une étoile, qui s'accompagne d'une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité. Vue depuis la Terre, une supernova apparait donc souvent comme une étoile nouvelle, alors qu'elle correspond en réalité à la disparition d'une étoile''

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08 octobre 2013

Élections: les 2 meilleures cartes du PQ

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Ceux qui ne comprennent guère l'empressement du PQ à aller en élection avec un bilan économique aussi mitigé après une année au pouvoir somme toute chaotique ne regardent pas du bon côté de la lorgnette. En effet, c'est du côté des adversaires du PQ qu'il faut regarder pour comprendre que la fenêtre électorale est en fait une porte-patio !

La CAQ a, depuis l'élection , entamé une lente descente, qui a continué de façon inexorable avec la polarisation des votes suite au débat sur la Charte. Tant qu'aux libéraux, la lune de miel de l'électorat avec Couillard est déjà terminée et le PLQ se voit également en douce descente dans les sondages.

Prenons un instant maintenant et chaussons les chaussures d'un stratège péquiste qui analyse ses adversaires.

LA CAQ, le navire qu'on quitte

En septembre 2012, la CAQ a fait élire 19 députés. Sans Daniel Ratthée , exclu du caucus et dont on peut douter d'un retour en grâce, la CAQ se retouve donc à 18 maintenant.

Depuis quelques mois les mauvaises nouvelles se sont cependant accumulés pour François Legault. Il y a Dominique Anglade, la présidente de la CAQ, qui a annoncé en septembre son départ de la CAQ. 

La sortie de Duchesneau contre Boisclair aurait pu se traduire par un retournement de la situation pour la CAQ. Comme la CAQ n'a finalement rien présenté de concret suite à la première sortie, ce fût un (autre) coup d'épée dans l'eau.

Selon diverses sources, beaucoup de députés de la CAQ songent à ne pas se représenter. Et pas les moindres : Jacques Duchesneau, Christian Dubé et Hélène Daneault seraient du nombre. On imagine un début de campagne électorale où François Legault doit, au lieu de présenter ses candidats vedettes, expliquer le départ de ses  piliers.

Dans le reste de la députation, trois comtés sont quasi impossible à conserver vu la baisse dans les intentions de votes de la CAQ, dont l'Assomption le comté de François Legault! Vous pouvez compter su le PQ pour trouver un candidat de valeur pour l'élection de décembre !

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Le comté de Laprairie est en situation encore plus fragile. Stéphane Lebouyonnec l'a emporté avec une avance famélique.

 

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Pour l'élection qui vient, le PLQ compte sur Richard Merlini, l'ancien député adéquiste de Chambly, pour livrer bataille. Monique Roy Verville, l'ancienne député adéquiste du comté, pourrait voir aussi son vote augmenter avec l'arrivée d'Adrien Pouliot au PCQ.

La situation du comté de Nicolet-Bécancour est particulière.C'est clairement la présence de Jean-Martin Aussant qui a divisé le vote souverainiste  ET qui a permis l'élection de Donald Martel.

nicolet

Comme Jean-Martin Aussant n'est plus de la partie et que le PQ a repris à son compte son projet de monorail (!), on peut logiquement penser que malgré Gentilly le PQ reprendra le comté.

Les seuls comtés vraiment sûr pour la CAQ sont les comté des anciens adéquistes. Or l'attachement qu'ont les électeurs à ces députés repose bien plus sur leurs souvenirs de l' époque Mario Dumont qu'au Projet St-Laurent.

Le PLQ, le navire à la coque fragile

Avec un résultat honorable lors de la dernière élection et un nouveau chef, on aurait pu penser que le PLQ serait en excellente position pour renverser le PQ. Mais, avec la perquisition de l'UPAC et la rencontre de Philippe Couillard avec les enquêteurs, on voit de quel côté peuvent venir les problèmes.

D'autant plus que les adversaires de Couillard lors de la course à la chefferie ont également répandu des informations pouvant maintenant être utilisées par ses adversaires comme cette lettre donnée aux militants du PLQ le jour du vote à la chefferie:

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On devine que des révélations du genre peuvent faire perdre de précieux jours de campagne à Couillard et au PLQ. Le PLQ fera sans doute une partie de la prochaine campagne électorale sur la défensive.

 

On comprend maintenant un peu mieux d'où vient la belle assurance de Pauline Marois ces derniers jours.....

AJOUT


Mettons qu'il n'a fallu que quelques heures pour avoir un exemple....

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22 septembre 2013

Le modèle québécois: le capitalisme d' État.

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Depuis les années soixante, le Québec a vécu une ère d'émancipation qui nous amené à prendre un cheminement politique particulier. De la révolution tranquille est apparu la prise en charge par l'état de différents pans de l'économie québécoise, de l'éducation et la santé à l'alccol et l'hydro-électricité.  Nous avons cru confusément s'approcher d'une système politique qui s'appelle la social-démocratie. Mais si nous nous étions trompé et que le nouveau modèle québécois s'appelait plutôt le capitalisme d'État ?

Des nouveaux bourgeois et une nouvelle classe prolétarienne

Dans l'analyse marxiste du capitalisme, il existe deux catégorie de citoyens, les bourgeois détenant le capital et exploitant la classe prolétarienne inconsciente de sa condition d'exploitation. 

Transposant ce modéle au Québec et trouvons maintenant qui sont les nouveaux bourgeois. On ne peut dire que ce sont les mêmes qu'autrefois, puisque de un, les riches sont imposés de façon à assumer la majorité des charges sociales de la population, de deux les grandes sociétés sont des sociétés en bourses appartenant  à la majorité de la population.

Les nouveaux bourgeois sont plutôt maintenant dans l'entreprise d'État. Ce sont les salariés de l'état: revenus garantis, retraites assumées par d'autres, aucune obligation de performance et de compétence vu la sécurité d'emploi. Ajoutons à cette classe, les dirigeants politiques actuels et les dirigeants syndicaux.

Les prolétaires ont aussi changé d'apparence. Leur nouveau nom: la classe moyenne. Ce sont les travailleurs autonomes ,les gens travaillant au privé. Tous ces gens n'ont aucun des privilèges des nouveaux bourgeois: pas de revenus garantis, pas de retraites assumés par d'autres, obligation de compétence et performance au prix de perdre leurs revenus. Ces nouveaux prolétaires vivent des injustices aussi criantes que celles dénoncés par Karl Marx: ils se trouvent à payer, avec des impôts et taxes duquels ils ne peuvent se soustraire d'aucune façon, les privilèges de  la nouvelle caste supérieure.

Un système non-viable

Le système capitaliste traditionnel bien que dénoncé par certains, demeure un système viable. À savoir qu'une entreprise non-rentable en viendra toujours à disparaitre et sera remplacé par une autre offrant le même produit tant qu'il y aura une demande. Ceci assure la pérennité du système.

Or le capitalisme d'État n'a pas cet avantage pour protéger sa longévité. Les seuls moyens qu'il a de continuer à assurer les privilèges accordés à ses bourgeois sont soit de soutirer plus d'argent de la nouvelle classe prolétarienne sous forme de taxes , impôts ou vente de produits à des prix prohibitifs (SAQ) ou pire d'emprunter (déficit) afin de finalement faire payer ces privilèges aux enfants pas encore nés de parents de la nouvelle classe prolétarienne.

La gauche est devenue la droite

Alors que les changements au système capitaliste sont généralement arrivés avec l'apport des gens de gauche au cours du dernier siècle, il est clair que les changements nécessaires au Québec n'arriveront pas de ce côté. En effet ce sont ces gens qui sont devenus au terme de leur combat les nouveaux bourgeois ! Occupés qu'ils sont à défendre leurs privilèges, il ne leur reste guère de temps pour s'occuper de la nouvelle classe prolétarienne.

 

 

 

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15 septembre 2013

L' immigration, un apport précieux

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Le débat actuel sur la Charte a comme conséquence première que notre communauté immigrante se sent traitée comme des citoyens de seconde zone. Il faut voir les nombreux commentaires de ''pur-laines'' qui les invitent à quitter la province s'ils ne veulent pas renier une partie de leur identité. Les nationalistes ont l'impression que leur présence chez-nous est une faveur que nous leur faisons. Et si c'était l'inverse?

Une taux de natalité trop bas

Ce taux s’établit ici à 1,5 enfant par femme, nettement inférieur à l’indice de remplacement de la population, fixé à 2 enfants par femme. Autrement dit, on dénombre ici moins de naissances que de décès.

Le Québec est  donc une société viellissante. Alors que maintenant 9% de la population est agée de plus de 65 ans, dans les décennies à venir 25 % de la population sera du troisième âge.

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Le graphique ci-joint nous montre le sérieux du phénomène. Pour ceux qui y voient qu'un fait anecdotique, laissez-moi aborder les conséquences directes de ceci.

Le financement du Régime des rentes

Le nombre de travailleurs cotisant au RRQ pour chaque retraité va aller en diminuant. Les choix devant lequel se retrouvera le RRQ est le suivant: diminuer les montants donnés aux retraités ou (et) augmenter les montants des cotisations. Dans les deux cas il ne sera pas question de changements cosmétiques.

Les entrées fiscales

En ce moment , les baby-boomers sont la frange la plus importante de la population et sont ceux qui contribuent le plus à remplir l'assiette fiscale. Avec leur vieillissement  et leur arrivée au troisième âge, leur contribution va diminuer drastiquement, ce qui nous entrainera dans crise fiscale. Je ne suis pas un partisan du PLQ mais lors de son colloque ''Forum des idées pour le Québec'' il y a eu des conférences très intéressantes sur le thème. On peut visionner ici.

Le financement du système de santé

Une autre conséquence de ce vieillissement sera l'augmentation des coûts reliés au système de santé public et à l'hébergement des gens en perte d'autonomie.

Les solutions ?

Une voie de solution sérieuse que les gouvernements québécois peuvent emprunter est l'étranglement fiscal des contribuables restants. Ce fût la voie emprunté par le gouvernement Charest et par le gouvernement Marois jusqu'à maintenant. Or cette solution a deux conséquences: un ralentissment de l'économie puisqu'il y a moins d'argent disponible, cette dernière étant phagocytée par le gouvernement, et la migration de la population la plus imposée vers des cieux plus cléments. Il ne faut pas sousestimer cette migration dans la situation actuelle du Québec, les formalités administratives étant minimales pour changer de province à l'intérieur du Canada.

L'autre solution est une ouverture à l'immigration de façon plus drastique. Maintenant, la langue est priorisée dans notre ouverture. Mais des chiffres que nous avons vu ressort une chose: c'est bien-sûr la formation et la situation économique qui devraient être priorisées.

Donc, ces immigrants, qui se sentent lésés et ostracisés par la charte des valeurs québécoises, sont pourtant la bouée de sauvetage de notre société. Sans leur apport grandissant, tous nos services publics, nos régimes de retraite sont une gigantesque chaine de Ponzi.

Au lieu de les ''écoeurer'' de la sorte nous devrions être reconnaissant de leur présence et voir leurs ''différences'' simplement comme un apport de plus à la richesse de notre société.

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11 septembre 2013

La réalité, cette chose emmerdante pour les souverainistes...

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J'ai écrit il y a quelques années un texte humoristique décrivant la mouvance souverainisme comme une maladie, la fièvre souverainiste. J'émettais plus sérieusement l'opinion suivante,à savoir que le souverainsme québécois repose sur trois fondements: la perversion de la réalité historique, l'hostilité ethnique et l'obsession linguistique. 

Avec l'annonce de la Charte des valeurs, le parti québécois va jouer sur deux des trois fondements.

La perversion de la réalité historique

Un premier exemple est bien-sûr la déclaration épouvantable de Pauline Marois concernant le multiculturalisme. Cette déclaration dénote une absence complète de connaissance de la réalité historique de l'Angleterre. Lise Ravary l'explique très bien ici. Encore plus absurde si l'on pense à la France pourtant sur le chemin de la laicité qui connait des tensions comparables à celle de l'Angleterre. 

Un deuxième exemple est Bernard Drainville qui prétend que c'est l'État qui a fait en sorte que les religieux abandonnent leur vêtements religieux lors de la déconfessionnalisation. Or c'est tout à fait FAUX: c'est Vatican ll qui a donné cette directive !

Un troisième exemple est tout simplement l'invention d'un problème qui n'existe pas sur le terrain: des problèmes d'accomodement religieux chez les employés de la fonction publique. La fonction publique est vastement blanche , catholique et francophone. Les accomdements se sont toujours fait à l'amiable et n'ont fait l'objet d' AUCUN problème passé.

Mais pour les souverainistes, la réalité est cete chose emmerdante qui les sépare de leurs rêves.

 

L'hostilité ethnique

Par obsession linguistique, on a priorisé l'immigration francophone à l'immigration économique. Nous avons donc accueilli en grand nombre des gens de religion musulmane du nord de l'Afrique. Maintenant qu'ils sont bien intégrés chez-nous, on change les règles du jeu en leur demandant de renier leurs convictions.

En quoi priver les Autres de leur liberté nous apporte quoique ce soit ? Cette hostilité que les souverainistes réservaient aux anglophones semblent maintenant s'étendre.

Les événements et déclarations des derniers jours sont donc la suite logique au parcours de plus en plus honteux des souverainistes.

 

 

 

 

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08 septembre 2013

Ça va continuer d'aller bien...mal

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Ceux qui ont pu lire mon blogue au cours des années passés savent que j'avais développé un intérêt pour la politique d'Amérique du sud, et spécialement du Vénézuela et de la Colombie.On peut d'ailleurs avoir un point de vue de droite de ce qui s'y passe ici et ici. Le plus frappant est que malgré des politiques liberticides ( fermeture de stations de radios et télé,etc ), des politiques économiques ne respectant aucune logique ( prix imposés par l'État, dévaluation à répétition du Bolivar, nationalisations erratiques), la popularité de Chavez ne s'est jamais démenti. Malgré une inflation de 30 %, une criminalité vertigineuse, des pénuries dans les denrées de base, il a été réélu. 

Pourquoi ?

Ici commence la parallèle que je compte faire avec le Québec. Bien-sûr Pauline Marois ne compte pas faire du Québec un second Cuba comme Chavez ni même adopter des politiques aussi délétères que lui. Mais les raisons qui ont donné à Chavez ses réélections pourraient bien prévaloir ici aussi.

1. La dépendance directe à l'État

Le Québec compte une fonction publique importante, toujours en expansion. Nos enseignants , le personnel médical , les gardiennes d'enfants sont tous des fonctionnaires. Il faut inclure dans cette catégorie , les prestataires de l'aide sociale, de la SAAQ et de la CSST, les employés d'hydro-Québec, de la SAQ, etc. Tous ces gens sont à l'abri des crises économiques, des diminutions des investissements,etc. Il font donc leurs choix politiques dans un tout autre registre que nous.

Bref cela fait beaucoup de gens disposés à acheter un discours de distribution de richesse et de contrôle étatique puisque cela ne les touchera jamais personnellement outre le taux d'imposition et les taxes.

2. La foi souverainiste

Au pays de Chavez, c'est la foi en l'idéal socialiste qui marque l'imaginaire des gens , qui est la toile de fond de leur analyse du monde, qui en détermine qui sont les bons et mauvais protagonistes. Au Québec, une partie de la population partage la foi dans un idéal, l'indépendance du Québec. J'ai déjà écrit un texte qui explique que cette idée selon moi  repose sur trois fondements: une perversion de la réalité historique, une hostilité ethnique et finalement une obsession linguistique. C'est pourquoi il est malheureusement impossible d'argumenter avec des gens partageant cet idéal. Or, ils sont 35 % de la population. Leur grille d'analyse lors de la prochaine élection sera considérablement différente de la vôtre et ne reposera malheureusement pas sur les indicateurs économiques...

3. L'occupation de l'espace médiatique

Une autre raison des nombreuses victoires de Chavez est qu'il est devenu au fil du temps une star médiatique. Il était omniprésent. Sur ce, depuis quelques semaines le PQ joue très bien ses cartes et cela pourrait fort bien lui rapporter.

Bref pour tous ceux qui pensent que le bon sens économique va prévaloir et que le Québec va se ressaisir , les nouvelles sont selon moi très mauvaises: ça va continuer d'aller bien...mal.

 

 

 

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05 septembre 2013

Élections: ce sera décembre...

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Michel Hébert sur son twitter hier y est allé de ce commentaire. De mon côté,jusqu'à cette semaine,  mon feeling était que Pauline Marois ferait durer (son) le plaisir et étirerait son mandat au maximum.

Mais plusieurs choses viennent de faire changer la donne. 

1. Le dernier sondage

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Le dernier Léger montre un glissement du vote caquiste vers le PLQ combiné à une montée du PQ au dépens de QS et ON. C'est une situation parfaite pour le PQ qui sait qu'il peut devenir majoritaire avec un vote égal et même inférieur au PLQ compte-tenu de la concentration du vote du PLQ. Marois pourrait être tenté de refaire le coup de Charest en 2008 en supposant que la polarisation du vote désirant du changement vers le PLQ fera suffisamment diminuer la députation caquiste pour rendre impossible un gouvernement minoritaire. Et ce sans compter les voteurs de droite et centre-droit, se sentant à l'étroit à la CAQ, qui déménageront vers le PCQ.

 

 

 

 

2. Les mauvais indicateurs économiques


Comme on a pu le voir dans les journaux le Québec se dirige vers un autre déficit important et l'atteinte du déficit zéro devra être reportée. Le PQ porte bien-sûr une partie du blâme mais il n'est pas le seul responsable de la situation actuelle. Surtout, la situation ne peut se régler sans un solide coup de barre, chose que doctrinement le PQ (ni le PLQ) ne peut faire. Il est donc à parier que l'équipe Marois va y aller d'annonce d'investissements, de subventions afin de donner l'impression qu'elle bouge à ce sujet. Ces mesures n'auront bien-sûr pas l'effet escompté mais ce n'est qu'au printemps, lors du budget, que les gens en prendront conscience. D'où l'urgence de l'élection de décembre. 

 

3.Le PQ ne peut connaitre une pire session que les précédentes


Les gaffes épouvantables et nombreuses des dernières sessions, comme le vote contre ses propres mesures budgétaires, la gestion du dossier minier par Martine Ouellet, ne peuvent se reproduire constamment. Or, le fait que les ministres fassent leur travail sans gaffer pourrait bien inspirer confiance à certains électeurs jusqu'à maintenant déçus.

 

4. Éviter le ''grand ménage'' du printemps


Attendre au printemps pour déclencher une élection pourrait réserver de biens mauvaises surprises au PQ. Des finances publiques mauvaises,une décote, pourraient bien donner le goût au gens de poursuivre leur grand ménage jusqu'à l'Assemblée nationale.Alors qu'en décembre, les gens, occupés à préparer les Fêtes, auront moins la tête au changement de gouvernement.

 

Une grande inconnue de cette analyse est l'effet de la Charia des valeurs québécoises. Elle a momentanément donné une poussée au PQ. Mais le passé nous donne des exemples où la carte du ''nous'' n'a pas vraiment bénéficié au PQ....

 

 

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01 juillet 2013

Après Gaspésia, Éolia ?

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En 2001, le PQ était au pouvoir et on avait sur la planche à dessin un projet ambitieux: le projet Gaspésia. On voulait réouvrir une usine à papier en Gaspésie: 

''Le 17 décembre 2001, l'ex-premier ministre Bernard Landry, Claude Blanchet et le président de Tembec, Frank Dottori, annoncent la relance de la Gaspésia pour 463 millions $. Le Fonds de solidarité de la FTQ possède 50 % des actions de Papier Gaspésia, Tembec et la SGF se partageant le reste. Devant 500 personnes, M. Blanchet loue la présence dans le dossier d'un partenaire "aux poches profondes" comme Tembec. M. Dottori se cache le visage dans les mains, ce qui fait rire la foule. En point de presse, M. Dottori rappelle que "c'est un projet à haut risque".''

Le projet s'est avéré un fiasco total, le coûts reliés au projet explosant de 200 millions et l'usine n'ouvrant jamais ses portes, une perte totale de 500 millions. À cette époque la ministre des finances était...Pauline Marois. Le juge Lesage , analysant  ce fiasco, met en cause Claude Blanchet et indirectement Pauline Marois:

'' Dans son rapport, le juge Lesage s'en prend certes à Bernard Landry. Mais il écorche violemment Claude Blanchet, l'ex-pdg de la Société générale de financement. À travers eux deux, Pauline Marois n'est pas en reste, qui était ministre des Finances à l'époque. Tout le monde se rappelle aussi de cette conférence de presse où M. Blanchet révélait qu'on avait fait pression sur lui pour qu'il engage la SGF dans ce projet. Les pressions du premier ministre mais aussi celles de sa «chère Pauline», sa conjointe.''

Pour notre grand malheur, il y a des similitudes entre le développement de l'éolien tel que proposé par le gouvernement actuel et ce sinistre projet: Les deux projets prétendent contribuer à créer des emplois dans des régions défavorisés et les deux projets concernent des industries ponctuellement en difficulté, le papier moins nécessaire avec le développement des journaux électroniques pour la Gaspésia, et l'électricité éolienne trop dispendieuse pour pouvoir concurrencer le gaz naturel chez nos voisins du sud. 

Encore plus inquiétant voici ce que disait Pauline Marois en août 2012 : ''La chef du Parti québécois Pauline Marois souhaite «tourner la page» sur le fiasco de la Gaspésia. Mais elle dit ne pas avoir de regret.''

Sa verdoyante ministre Martine Ouellet ne semble pas au courant des chiffres rendus publics par l'IEDM  concernant l'industrie éolienne cette semaine: ''Pour l'Institut économique, il est clair que l'industrie reçoit une subvention implicite de 700 millions de dollars par année, payée par tous les consommateurs québécois à même leur facture d'électricité.''  Pour ceux moins au fait du dossier résumons les choses ainsi: le coût de production d'électricité avec l'éolien est de 0,14 $ le KWH et le coût de vente sur le marché de l'exportation (puisque nous sommes en surplus...) est de...0,06 $ le KWH. Pas une compagnie privée n'irait bien sûr de l'avant avec de tels chiffres !Chaque québécois payeur de taxes se trouve donc à donner 180 $ à l'industrie de l'éolienne. Or malgré ces chiffres la ministre Ouellet est persuadé que l'industrie éolienne n'a pas à s'inquiéter pour son avenir !

Un des problèmes rencontrés dans le projet Gaspésia fut l'hypersyndicalisation du chantier qui ajoutait aux coûts. Or, on vient d'apprendre qu'ériger une éolienne au Québec coûte près de 70 % plus cher que n'importe où en Amérique du Nord ce qui ajoute aux similitudes entres les deux projets !

Alors que dans tout son temps comme premier ministre, Bernard Landry ne nous a coûté qu'un seul projet aussi malheureux, voilà que Pauline Marois se propose de nous le faire revivre annuellement ! Pire dernièrement son propre parti s'inquiétait plus des pseudos dédoublements avec le fédéral 

Dans ce dossier un seul parti politique semble avoir les yeux ouverts et c'est le Parti conservateur du Québec et son chef avec cette sortie: Scandale éolien .

Étude de l'IEDM