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Depuis les années soixante, le Québec a vécu une ère d'émancipation qui nous amené à prendre un cheminement politique particulier. De la révolution tranquille est apparu la prise en charge par l'état de différents pans de l'économie québécoise, de l'éducation et la santé à l'alccol et l'hydro-électricité.  Nous avons cru confusément s'approcher d'une système politique qui s'appelle la social-démocratie. Mais si nous nous étions trompé et que le nouveau modèle québécois s'appelait plutôt le capitalisme d'État ?

Des nouveaux bourgeois et une nouvelle classe prolétarienne

Dans l'analyse marxiste du capitalisme, il existe deux catégorie de citoyens, les bourgeois détenant le capital et exploitant la classe prolétarienne inconsciente de sa condition d'exploitation. 

Transposant ce modéle au Québec et trouvons maintenant qui sont les nouveaux bourgeois. On ne peut dire que ce sont les mêmes qu'autrefois, puisque de un, les riches sont imposés de façon à assumer la majorité des charges sociales de la population, de deux les grandes sociétés sont des sociétés en bourses appartenant  à la majorité de la population.

Les nouveaux bourgeois sont plutôt maintenant dans l'entreprise d'État. Ce sont les salariés de l'état: revenus garantis, retraites assumées par d'autres, aucune obligation de performance et de compétence vu la sécurité d'emploi. Ajoutons à cette classe, les dirigeants politiques actuels et les dirigeants syndicaux.

Les prolétaires ont aussi changé d'apparence. Leur nouveau nom: la classe moyenne. Ce sont les travailleurs autonomes ,les gens travaillant au privé. Tous ces gens n'ont aucun des privilèges des nouveaux bourgeois: pas de revenus garantis, pas de retraites assumés par d'autres, obligation de compétence et performance au prix de perdre leurs revenus. Ces nouveaux prolétaires vivent des injustices aussi criantes que celles dénoncés par Karl Marx: ils se trouvent à payer, avec des impôts et taxes duquels ils ne peuvent se soustraire d'aucune façon, les privilèges de  la nouvelle caste supérieure.

Un système non-viable

Le système capitaliste traditionnel bien que dénoncé par certains, demeure un système viable. À savoir qu'une entreprise non-rentable en viendra toujours à disparaitre et sera remplacé par une autre offrant le même produit tant qu'il y aura une demande. Ceci assure la pérennité du système.

Or le capitalisme d'État n'a pas cet avantage pour protéger sa longévité. Les seuls moyens qu'il a de continuer à assurer les privilèges accordés à ses bourgeois sont soit de soutirer plus d'argent de la nouvelle classe prolétarienne sous forme de taxes , impôts ou vente de produits à des prix prohibitifs (SAQ) ou pire d'emprunter (déficit) afin de finalement faire payer ces privilèges aux enfants pas encore nés de parents de la nouvelle classe prolétarienne.

La gauche est devenue la droite

Alors que les changements au système capitaliste sont généralement arrivés avec l'apport des gens de gauche au cours du dernier siècle, il est clair que les changements nécessaires au Québec n'arriveront pas de ce côté. En effet ce sont ces gens qui sont devenus au terme de leur combat les nouveaux bourgeois ! Occupés qu'ils sont à défendre leurs privilèges, il ne leur reste guère de temps pour s'occuper de la nouvelle classe prolétarienne.