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Michel Hébert sur son twitter hier y est allé de ce commentaire. De mon côté,jusqu'à cette semaine,  mon feeling était que Pauline Marois ferait durer (son) le plaisir et étirerait son mandat au maximum.

Mais plusieurs choses viennent de faire changer la donne. 

1. Le dernier sondage

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Le dernier Léger montre un glissement du vote caquiste vers le PLQ combiné à une montée du PQ au dépens de QS et ON. C'est une situation parfaite pour le PQ qui sait qu'il peut devenir majoritaire avec un vote égal et même inférieur au PLQ compte-tenu de la concentration du vote du PLQ. Marois pourrait être tenté de refaire le coup de Charest en 2008 en supposant que la polarisation du vote désirant du changement vers le PLQ fera suffisamment diminuer la députation caquiste pour rendre impossible un gouvernement minoritaire. Et ce sans compter les voteurs de droite et centre-droit, se sentant à l'étroit à la CAQ, qui déménageront vers le PCQ.

 

 

 

 

2. Les mauvais indicateurs économiques


Comme on a pu le voir dans les journaux le Québec se dirige vers un autre déficit important et l'atteinte du déficit zéro devra être reportée. Le PQ porte bien-sûr une partie du blâme mais il n'est pas le seul responsable de la situation actuelle. Surtout, la situation ne peut se régler sans un solide coup de barre, chose que doctrinement le PQ (ni le PLQ) ne peut faire. Il est donc à parier que l'équipe Marois va y aller d'annonce d'investissements, de subventions afin de donner l'impression qu'elle bouge à ce sujet. Ces mesures n'auront bien-sûr pas l'effet escompté mais ce n'est qu'au printemps, lors du budget, que les gens en prendront conscience. D'où l'urgence de l'élection de décembre. 

 

3.Le PQ ne peut connaitre une pire session que les précédentes


Les gaffes épouvantables et nombreuses des dernières sessions, comme le vote contre ses propres mesures budgétaires, la gestion du dossier minier par Martine Ouellet, ne peuvent se reproduire constamment. Or, le fait que les ministres fassent leur travail sans gaffer pourrait bien inspirer confiance à certains électeurs jusqu'à maintenant déçus.

 

4. Éviter le ''grand ménage'' du printemps


Attendre au printemps pour déclencher une élection pourrait réserver de biens mauvaises surprises au PQ. Des finances publiques mauvaises,une décote, pourraient bien donner le goût au gens de poursuivre leur grand ménage jusqu'à l'Assemblée nationale.Alors qu'en décembre, les gens, occupés à préparer les Fêtes, auront moins la tête au changement de gouvernement.

 

Une grande inconnue de cette analyse est l'effet de la Charia des valeurs québécoises. Elle a momentanément donné une poussée au PQ. Mais le passé nous donne des exemples où la carte du ''nous'' n'a pas vraiment bénéficié au PQ....