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Les libéraux bien en place pour les 4 prochaines années, les acteurs politiques vont dorénavant avancer leurs pièces un peu moins rapidement. Mais un scénario semble se dessiner à l'horizon. J'avais déjà eu un aperçu de cette possibilté il y a 3 semaines, lorsque Gilles Proulx a rapporté une discussion qu'il a eu avec Bernard Landry AVANT la défaite du PQ. Ce dernier dit en gros qu'il rejoint les idées de Legault hormis la souveraineté ! On peut écouter l'extrait ici.

Puis l'ancien ministre Jacques Brassard sur les ondes de Maurais Live, confirme cette possibilité. Il évoque lui aussi ce scénario. Selon lui le PQ doit s'allier avec la CAQ. On peut écouter l'extrait ici.

Du côté de la CAQ, l'ouverture est également présente. On n'a qu'à penser à l'invitation qu'a lancé Legault à Drainville, Péladeau et Lisée suite à la dégelée du PQ. Il dit vouloir fédérer le vote nationaliste ! Ajoutons à cela la démotion que vient de subir Gérard Deltell,un fédéraliste notoire, qui se retrouve sur la deuxième ligne aux propres dires de Legault !

Le scénario le plus probable

On peut donc raisonnablement s'attendre  de voir PKP remporter la course à la chefferie de ce qui reste du PQ. Il ne serait même pas étonnant qu'il le fasse en se présentant comme un soldat dur de l'indépendance question de solidifer autour de lui le noyau dur du parti.

Puis, dans un deuxième temps, le scénario d'un mandat au pouvoir d'une coalition de nationalistes, sera vu comme un passage obligé avant de réver au pays. Comme personne  ne pourra douter de la foi souverainiste de Péladeau, il sera capable de vendre cette idée aux militants péquistes.

On aura donc en 2018, une autre élection sous l'axe fédéraliste/nationaliste, puisque la CAQ et le PLQ sont tous deux au centre-gauche. Les programmes des deux partis sont pratiquement interchangeables pour l'instant: Fermeture à la mixité en santé, chacun une version du Projet St-Laurent, l'interventionnisme étatique comme locomotive économique.

Le plus gros argument de vente de cette coalition sera que sans elle le PLQ sera au pouvoir pour 40 ans. Remarquez que, concrètement, cette coalition ne ferait que gérer le Québec comme le PLQ, tout en se confrontant plus avec Ottawa...