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Dans le contexte budgétaire difficile actuel, un point n'a pas été mis sous la loupe encore, soit les Centre de la Petite Enfance. Or, ces centres doivent faire partie de la révision des services publics et ce pour deux raisons: leur efficacité et leur coût.

Leur efficacité

Voici quelques exemples de situations aberrantes vécues par des parents relatifs aux CPEs. Une dame ayant un enfant de deux ans au CPE donne naissance à un second enfant. Ayant de bonnes conditions à son travail, elle peut prendre un long congé de maternité. Et bien, elle doit laisser son premier enfant au CPE alors qu'elle s'occupe du deuxième à la maison sous peine de perdre sa place! Pendant le congé de paternité du père, papa et maman étaient à la maison avec le dernier alors que le premier était au CPE. Quel gaspillage de fonds publics.

Une clientèle est particulièrement mal desservie par les CPEs: les mères monoparentales travaillant dans la restauration et le commerce au détail. Ces femmes, dans un contexte économique précaire, sont totalement laissées pour compte par le système actuel. Leurs horaires atypiques, soir et fin de semaine, les excluent des services de CPE. Comment a t'on pu créer un système aussi coûteux collectivement mais qui laisse pour compte les femmes les plus démunies?

Il y a aussi lieu de s'interroger sur la politique qui consiste à accorder des places en CPE aux enfants des mères aptes au travail retirant de l'aide social. Faut-il rappeler qu'il y a des mères au travail qui doivent faire preuve d'ingéniosité incroyable en attendant d'avoir une place pour leurs enfants au même moment?

Leur coût

Les utilisateurs, trop contents de ne payer que 7$, ont tendance à oublier le portrait d'ensemble. En effet, le gouvernement ajoute un 40$ par jour par enfant. C'est donc 900$ par mois qu'il en coûte à l'utilisateur, soit 140$ qu'il donne directement, et la balance via ses impôts. Pas sûr que les parents, avec les vrais chiffres en main et une liberté de choix, opteraient pour une solution aussi dispendieuse.

Des manières de faire moins coûteuses et plus efficaces existent. On n'a qu'à penser aux garderies privées qui sont moins dispendieuses et disposent d'horaires plus flexibles. On peut aussi penser à plutôt donner un montant aux parents, qu'ils utiliseraient à leur guise, pour des services de garde qu'ils choisiraient eux-mêmes, comme proposée par la défunte ADQ.

Ne manque qu'un gouvernement ayant à cœur le bien de tous, pas seulement de quelques uns.