Chantier Santé...

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Les dernières déclarations du ministre Bolduc qui se réjouit du fait que les québécois consomment plus de médicaments nous donne bonne mesure du peu d'envergure du ministre de la santé que nous avons. Je cite :

''A ses yeux, ce n'est pas le Québec qui a  un problème de «surconsommation», mais le reste du Canada qui est aux prises avec un problème de «sous-consommation».''

À croire qu'il est conseillé par les Denis Drolet pour ses déclarations. Ce serait pratiquement drôle si le système de santé n'était pas dans l'état actuel.

Les problèmes du réseau actuel sont de plus en plus acceptés comme chose normale.Mais il y a pourtant beaucoup d'actions concrètes pouvant être faites. Lançons donc quelques idées:

1.Sommet sur la santé

Rencontre au Québec des différents ministres de la santé des pays industrialisés afin de comparer nos différents modèles et d'adopter ce qui se fait de mieux dans le monde.Il est clair que les systèmes mixtes comme le système français , suèdois ou australien méritent d'être analysés.

2.Moratoire sur les dépenses structurelles

Les dépenses n'allant pas aux soins directs devraient être suspendues tant que le système actuel ne soit pas transformé en modèle plus performant. Il est irresponsable de songer à investir 2.7 milliards dans le CHUM et 500 millions dans système de carte à puce dans l'état actuel du système de santé.

3.Permettre d'ore et déjà la pratique mixte.

Éric Caire de l'ADQ avait proposé un projet de loi ouvrant graduellement la porte à ce type de pratique.Il avait reçu l'appui d'ailleurs de différentes associations de médecins.

Afin de contrôler les coûts reliés aux salaires des médecins, le ministère de la santé avait adopté un système logique et efficace : Les quotas. Chaque médecin avait le droit de pratiquer un maximum d’acte : au-delà de ce nombre le médecin n’était pas payé. Il y quelques années, ces quotas ont été abandonnés : le manque de médecins a alors servi à contrôler les coûts! La solution à notre pénurie de médecins est ici et c’est dommage de voir notre ministre de la santé refuser de s’ouvrir les yeux…Si, après avoir formé suffisamment de médecins, nous leur laissions l’autorisation de faire de la pratique privée APRÈS qu’ils ont terminé leur quota de médecine publique, nous règlerions une bonne partie du problème sans qu’ il n’en coute un sou au ministère!Et oui nous aurions une médecine à deux vitesses mais ce serait vite et plus vite au lieu de très lent! Les gens qui accepteraient de payer laisseraient ainsi une place de disponible dans le système public! On pourrait même envisager la location de nos salles de chirurgie lorsqu’elles sont inoccupées, obtenant ainsi des fonds pour le système public…

Bref des pistes de solutions sont nombreuses, ne manque que des politiciens courageux. Dommage que notre ministre préfère regarder ce qui se fait chez TOYOTA...